En tant que ville de contrastes Santander permet au voyageur de se relaxer face à de magnifiques paysages, de pratiquer des sports nautiques ou de reprendre des forces dans un de ses délicieux restaurants; mais aussi de flâner dans les rues, d’expérimenter le rythme d’une ville qui ne consent pas à vivre uniquement du tourisme. Le centre ville en tant que tel, est envahi par les commerces, organismes et entreprises professionnelles mais il offre en contrepartie, des centres culturels d’exception.

Le Parlement de Cantabrie

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C/ Alta
☎ Téléphone 942 241 060
www.parlamento-cantabria.es

Pour parcourir cet itinéraire dans son intégralité, il faut faudra monter sur la zone la plus ancienne de la ville, le Cabildo de Arriba. Pour arriver jusque là, vous pourrez prendre la Cuesta de l’Hopital, une voie avec des escaliers accessibles depuis la Mairie. Appelée ainsi car elle fait référence à l’ancien Hôpital de San Rafael, autrefois dressé dans cette rue.
Ce bâtiment fut construit en pierre de taille et organisé autour d’un patio intérieur entouré d’arcades. Il avait un rôle très important dans les moments décisifs de l’histoire de la ville, comme par exemple durant l’explosion du Cabo Machichaco ou encore pendant la Guerre d’Indépendance. Son rôle principal a diminué lorsqu’un nouvel hôpital fut construit: celui du Marquis de Valdecilla en 1928. Il ne récupéra pas ses fonctions car une fois les travaux de réhabilitation achevés, il fut changé en siège du Parlement régional. Le nouveau bâtiment conserve grossièrement l’aspect de l’ancien, quelques éléments ont été ajoutés, comme par exemple un joli hémicycle réalisé en pierre blanche.

Les visites se font sur rendez-vous.

Le couvent de Santa Cruz

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En face du Parlement de Cantabrie se dresse un trésor caché, passant souvent inaperçu malgré sa valeur artistique car la rue est peu fréquentée, c’est le Couvent de Santa Cruz.
Fondé au milieu du XVIIe siècle par María de Oquendo, l’épouse du célèbre armateur Don Ferdinand de Riva Herrera, le bâtiment vaut vraiment la peine d’être vu.
Aujourd’hui sont conservés: l’église, le cloître, la salle capitulaire, le réfectoire et les chambres à coucher. À partir de 1837, le processus de dés-amortissement, l’a changé en usine à tabac. Il a été déclaré comme Bien de l’Intérêt Culturel en 1982.

Le Parc de l’Eau

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En revenant vers le Parlement de Cantabrie, à côté du parking annexé, se trouve l’accès au Parc de l’Eau. Un espace vert qui s’étend le long de la voix ferrée. Ici, le promeneur pourra se relaxer un moment avant de reprendre sa route vers la calle Alta, où il trouvera l’Église de la Consolation.

L’Église de la Consolation

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Cette église baroque datant du XVIIIe siècle est l’un des édifices les plus anciens de la ville, à l’époque elle avait une place importante dans la vie du Cabildo de Arriba, connu dans toute la zone pour ses origines remontant à l’époque médiévale, quand la ville a commencé à s’étendre jusqu’à la Puebla Vieja où habitaient les ecclésiastiques (dans la rue Ruamayor).

La fresque artistique

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En continuant la promenade le long de la Calle Alta, vous pourrez admirer la magnifique fresque murale peinte sur la façade du bâtiment situé au numéro 29. Le travail a été effectué par la Escuela de Taller, la plus grande école d’art de Santander. Cette fresque reproduit la classification de certains personnages dans l’histoire des environs, étroitement liée à la mer. En effet, le célèbre auteur cantabrique José María de Pereda expose ici son travail ‘Sotileza’, une représentation de la vie des marins dans la ville.

La rampe de ‘Sotileza’

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En mémoire de cette oeuvre (La Sotileza), on nomma la rampe qui est située un peu plus loin sur votre droite. Celle-ci descend jusqu’aux gares des bus et des trains. Des interventions artistiques ont été réalisées le long de cette rampe, destinées à garder en mémoire le caractère marin du Cabildo de Arriba, par lequel, autrefois l’eau pouvait passer. La première se trouve sur le mur de la rampe où est retranscrit le premier paragraphe de la nouvelle de Pereda. La seconde représente un immense mât de dix mètres de haut, où une femme regarde fixement en direction des pêcheurs dans la mer. Juste à côté de ces installations se trouvent des escaliers qui descendent jusqu’au passage de la Peña, le tunnel qui mène à la rue rue centrale, Jesús de Monasterio.

CDIS. Le Centre de Documentation et d’Image  de Santander 

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Edificio Villaflorida
C/ Magallanes, 30
☎ Téléphone 942 203 030
www.cdis.es

En sortant du MAS, il vous suffira de vous diriger vers la rue Magallanes. Au numéro 30, se trouve le complexe de Villaflorida, où se tient le Centre Documentation et de l’Image de Santander (CDIS), le lieu idéal pour les amoureux de la photographie et les passionnés d’histoire en général. Ce centre expose au public un certain nombre de photos appartenant aux Archives  Municipales de Santander. Une collection unique qui retrace le passé de la ville.

La Alameda Primera

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Depuis les hauteurs du chemin précédent , il vous faut descendre la rue Peñas Redondas pour arriver jusqu’à la rue Burgos, une voie piétonne très fréquentée. L’Alameda Primera, est l’endroit où se trouvait la première place de toros (arène de taureaux). La rue Burgos s’étend de la rue Jesús de Monasterio jusqu’à la place Numancia. Malgré sa physionomie actuelle, il convient d’imaginer que par ici passait le ruisseau Mies del Valle, qui débouchait dans l’estuaire de Becedo (au niveau de la Mairie).

La Alameda de Oviedo (ou la Deuxième Alameda)

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La rue San Fernando, les allées d’Oviedo ainsi que la rue Vargas sont parallèles depuis la fin de la rue Burgos jusqu’aux Cuatro Caminos. Cette zone est la principale zone de loisir de la ville. Ici se conjuguent, l’offre commerciale et l’offre gastronomique, où vous pourrez déguster les célèbres caracolillos, mejillones et rabas (escargots, moules et calamars), véritables traditions espagnoles pendant l’apéro. Le long de ses 750 mètres, on définissait cette rue comme étant le “salon de promenade “: il y avait un couvent, une industrie de gaz, des fermes et des pavillons, le cinéma Alameda, une fonderie et une grande brasserie, beaucoup plus grande que l’actuelle place des Cervezas, qui se trouve sur la droite en direction des Cuatro Caminos. L’actuelle physionomie de cette allée est le fruit de l’urbanisme des années 80. Durant les Fêtes de Santiago s’installent les casetas (stands) qui vendent des pinchos et boissons à des prix très intéressants; le tout dans une atmosphère festive, déjà existante il y a des décennies pendant les fêtes patronales.

Cuatro Caminos 

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À la fin de la Alameda, vous trouverez la place des Cuatro Caminos. Une place circulaire prenant la forme d’un rond-point, elle est présidée par une sphère armillaire représentant les signes du Zodiac. Elle est reliée non pas à quatre, mais à six voies importantes: l’avenue Valdecilla, la rue Alta, San Fernando, Camilo Alonso Vega et enfin l’avenue Pedro San Martín où il vous faudra monter pour arriver au second point de l’itinéraire.

Pronillo

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Pour arriver dans le quartier de Pronillo, il vous faudra monter jusqu’au rond-point des Ours (Osos). Sur votre chemin vous croiserez le groupe ouvrier Amaro ainsi que le siège judiciaire des Salesas, une entreprise de travaux. Une fois arrivés au rond-point, vous pourrez visiter le Musée de l’eau. Ici le processus de l’eau de la ville ainsi que son approvisionnement depuis 1874 jusqu’à nos jours, vous sera expliqué. Un site original et une visite qui sort de l’ordinaire. (☎ téléphone 942 357 399).

Le Palace de Riva Herrera

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Dans le quartier de Pronillo se dresse le Palais de Riva Herrera, le plus ancien bâtiment public de la ville. Au sein de ses murs, d’importants événements ont marqué l’histoire de la ville. Ce palais fut construit au milieu de XVIe siècle, non loin du centre ville, sur un emplacement stratégique d’où l’on pouvait dominer visuellement la baie. À cette époque, Santander jouissait des avantages économiques du commerce de laine provenant de Castilla, la base principale de l’Armée Royale. Dans ce contexte, un personnage illustre de la ville apparaissait: le capitaine Fernando de la Riva Herrera, responsable de la construction des navires de la Couronne Espagnole et propriétaire du palais.
Ici se sont installés les troupes françaises du général Merle, gagnantes de la Guerre d’Indépendance. Le bâtiment fut réhabilité et est aujourd’hui est un centre artistique d’avant-garde ouvert au public. Il abrite également le Centre de Démonstration de Smartsantander (téléphone: 942.203.000)

L’Hopital Universitaire Marqués de Valdecilla 

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Depuis le Palais de Riva Herrera, il vous faudra descendre la rue de la Rosa, en traversant toute la zone de la “Ciudad Jardin” (Ville Jardin), pour ensuite arriver jusqu’à l’hôpital de Valdecilla, reconnu comme étant l’un des meilleurs centres sanitaires du pays. Fondé en 1929, grâce à une demande publique sollicitée par le parrain de Ramón Pelayo, Marqués de Valdecilla, il remplaça donc l’ancien hôpital San Rafael. À ses débuts, cet hôpital fut considéré comme un centre de référence en matière d’innovations médicales. En effet, ici ont été créés l’Institut Médical de Posgraduados (Troisième cycle) marquant le commencement de la spécialité médicale, ainsi que l’École d’Infirmières, qui posa les bases des soins infirmiers modernes en Espagne.

Les arènes de taureaux

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La place de taureaux ou Arène des Cuatro Caminos est un bâtiment centenaire pouvant accueillir 11.700 personnes. Conçues par Alfredo de la Escalera, les arènes mesurent 51 mètres de diamètre et possèdent deux gradins. Au premier étage, nous pouvons admirer une arcade de style néo-mudéjar décorée par les symboles des principales exploitations espagnoles. Sur cette place, se sont déroulés les premiers affrontements des toréadors, comme José Tomás, Morante de la Puebla, Curro Romero, El Cid, El Juli… Le plus connu fut en 1913, lors de la “Corrida Monstruo”, durant laquelle se sont affrontés 18 taureaux en un seul jour, à la charge des droitiers : Vicente Pastor, Cocherito de Bilbao, Torquito, Machaquito, Joselito, Bombita et le Gallo.

La Place et le Marché de Mexico

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Situé sur la place de l’ancien abattoir municipal, le Marché de Mexico et sa Place portant le même nom, ont été construits en hommage aux Indiens qui ont émigré en Espagne et qui plus tard, ont investi une partie de leur argent dans l’amélioration de la communauté. L’hommage se trouve également reflété au fond de la place, où se trouve un merveilleux calendrier aztèque réalisé en damier coloré. Près de cette installation, se trouve un compartiment ainsi qu’une tribune destinée aux batailles de coqs. Dans son intérieur, le Marché de Mexico offre une large variété de produits répartis en 32 stands différents.
Le sous-sol abrite des locaux d’entreprises.